9ème Symphonie de Beethoven - Orchestre National de Lyon

jeudi 14 juin - 20h30

Le Scarabée Riorges/Roanne

L’Orchestre National de Lyon sous la direction de Léonard Slatkin interprète la 9ème symphonie de Beethoven avec solistes et le choeur Spirito  183 musiciens et choristes sur scène !

Programme :
Leonard Bernstein Chichester Psalms
Ludwig van Beethoven Symphonie n° 9, en ré mineur, op. 125

Distribution :
Direction : Leonard Slatkin
Orchestre National de Lyon
Choeur SpiritoSpirito
Jeune Chœur symphonique
Choeur d'oratorio de Lyon

Solistes :
Claudia Boyle, soprano
Anaïk  Morel, mezzo-soprano
Otar  Jorjikia, ténor
William Thomas, baryton-basse

«Voici, oh ! qu’il est agréable, qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble !» Refermant les Chichester Psalms de Bernstein dans un ultime pianissimo, le Psaume 133 est un vibrant appel à la paix. Tout comme la Neuvième Symphonie de Beethoven, dont les dissonances introductives symbolisent l’accord préalable nécessaire à l’orchestre, de manière à ce que les instrumentistes puissent jouer en harmonie. Bien que les textes bibliques ne soient guère comparables à l’Ode à la joie de Schiller, les deux partitions témoignent de l’engagement politique de Bernstein et nous rappelle comment, après avoir poursuivi son long «Voyage pour la paix» d’Athènes à Hiroshima, le chef et compositeur (dont on célèbre en 2018 le centenaire de la naissance) a dirigé la Neuvième à Berlin pour saluer la chute du Mur en 1989. «Pourquoi les nations ont-elles frémi ? Pourquoi les peuples ont-ils médité de vains complots ?» s’interrogent les Chichester Psalms. Si ce n’est pas un appel à la révolution, c’est assurément un appel au réveil.

Orchestre National de Lyon
Fort de 104 musiciens permanents, l’Orchestre national de Lyon (ONL) a pour actuel directeur musical honoraire le chef américain Leonard Slatkin, qui a été directeur musical de septembre 2011 à juin 2017 et occupe par ailleurs ces fonctions à l’Orchestre symphonique de Détroit (États-Unis). Héritier de la Société des Grands Concerts de Lyon, fondée en 1905 par Georges Martin Witkowski, c’est l’un des plus anciens de France. Il est devenu un orchestre permanent en 1969, sous l’impulsion de l’adjoint à la Culture de la Ville de Lyon, Robert Proton de la Chapelle. Après Louis Frémaux (1969-1971), il a eu pour directeurs musicaux Serge Baudo (1971-1987), Emmanuel Krivine (1987-2000), David Robertson (2000-2004) et Jun Märkl (2005-2011).

Apprécié pour la qualité très française de sa sonorité, qui en fait un interprète reconnu de Ravel, Debussy ou Berlioz, l’ONL explore un vaste répertoire, du XVIIIe siècle à nos jours. Il passe régulièrement commande à des compositeurs d’aujourd’hui, tels Kaija Saariaho, Thierry Escaich ou Guillaume Connesson. La richesse de son répertoire se reflète dans une vaste discographie, du Boléro de Ravel en 1984 (premier disque d’or reçu par un orchestre symphonique) à l’intégrale Debussy en sept volumes sous la baguette de Jun Märkl (Naxos) et au CD d’œuvres de Thierry Escaich publié en 2011 (Universal). Leonard Slatkin poursuit cette politique ambitieuse, avec notamment des intégrales Ravel et Berlioz en cours chez Naxos.
Pionnier dans ce domaine, l’ONL s’illustre avec brio dans des ciné-concerts ambitieux (Le Seigneur des anneaux,Matrix,The Artist,…) ou accompagne des œuvres majeures du cinéma muet (Chaplin, Fritz Lang, Murnau,…). Il privilégie également les actions pédagogiques et la médiation, avec un orchestre de jeunes, une politique tarifaire forte en direction des plus jeunes, des projets ambitieux pour les écoles, des conférences et de nombreuses autres actions d’accompagnement. En 2017/2018, l’Auditorium-Orchestre national de Lyon lance le projet Démos (dispositif d’éducation musicale et orchestrale à vocation sociale) dans la Métropole de Lyon.
Au-delà des très nombreux concerts qu’il donne à l’Auditorium, l’ONL se produit dans les plus grandes salles mondiales. Premier orchestre symphonique européen à s’être produit en Chine, en 1979, il a donné en 2016 une série de concerts au Japon, notamment trois programmes à Tokyo. En 2017, il a fait une tournée américaine qui l’a conduit dans la salle new-yorkaise mythique de Carnegie Hall.

L’ONL a le privilège de répéter et de se produire dans la salle qui lui est dédié, l’Auditorium de Lyon (2100 places). Impressionnant monolithe de béton et d’acier inauguré en 1975, cette salle conçue par Claude Delfante et Henri Pottier bénéficie du label Patrimoine du xxe siècle. D’un confort exceptionnel, elle accueille de très nombreuses phalanges internationales et les plus grands solistes de la scène musicale. Les nombreux  partenariats que l’Auditorium-Orchestre national de Lyon a su nouer, notamment avec l’Institut Lumière, le Centre culturel de rencontre d’Ambronay et Jazz à Vienne, ont permis d’ouvrir largement la salle à tous les genres musicaux et à tous les publics. Chaque année, ce sont près de 250 000 spectateurs que l’Auditorium accueille dans ses murs.

Leonard Slatkin
Leonard Slatkin est un chef d'orchestre américain, né le 1er septembre 1944 à Los Angeles.
Slatkin est né dans une famille de musiciens. Son père, Felix Slatkin, était le violoniste, chef d'orchestre et fondateur du Hollywood String Quartet, et sa mère, Eleanor Aller, la violoncelliste du quatuor.
Il étudie à l'université de l'Indiana et au Los Angeles City College avant de rejoindre la Juilliard School où il étudie la direction d'orchestre avec Jean-Paul Morel. Ses débuts comme chef ont lieu en 1966, et en 1968 il devient chef assistant à l'Orchestre symphonique de Saint Louis. Il y reste jusqu'en 1977, où il devient le chef principal de l'Orchestre philharmonique de la Nouvelle Orléans. Il s'est notamment produit pour la première fois avec le New York Philharmonic en 1974 et dirige régulièrement les plus grands orchestres américains.

Slatkin retourne à Saint Louis en 1979 comme directeur musical de l'orchestre symphonique. Le profil national de l'orchestre s'améliore grandement sous sa direction. Il reste à ce poste jusqu'en 1996, où il devient chef de l'Orchestre symphonique national à Washington. Son contrat avec cet orchestre doit se conclure en 2008, date à laquelle il prend en charge l'Orchestre symphonique de Détroit. En outre, il a succédé à Sir Andrew Davis à la tête du BBC Symphony Orchestra de 2000 à 2005.
Il devient en 2011 chef de l'Orchestre national de Lyon.

Choeur Spirito

Spirito est un chœur de chambre basé à Lyon, qui s’est fixé pour but, sous l’impulsion de sa directrice musicale Nicole Corti, de servir le répertoire vocal avec la plus grande exigence tout en l’inscrivant dans notre temps. Spirito est né de la fusion entre deux ensembles professionnels : les Chœurs et Solistes de Lyon (dirigés par Bernard Tétu) et le Chœur Britten (mené par Nicole Corti).

Les grandes orientations du projet artistique reposent sur une vision renouvelée du concert et l’ouverture au public le plus large. Ainsi le chœur propose-t-il un répertoire diversifié, de Bach aux compositeurs d’aujourd’hui, et fait-il se côtoyer œuvres nouvelles ou méconnues et chefs-d’œuvre reconnus. Dans le même dessein, Nicole Corti souhaite mener avec les chanteurs un travail approfondi sur la présence vocale et corporelle et nourrir la pratique vocale de la rencontre avec d’autres modes d’expression. A cet égard, Spirito invite de manière privilégiée une grande figure de la scène internationale, le compositeur, cinéaste et « créateur de mouvement » Thierry De Mey.

Dans sa forme pleine, le chœur rassemble 32 chanteurs. Cet ensemble peut se décliner en plusieurs formats de chambre – de 12 à 24 chanteurs – mais se déploie aussi jusqu’à un effectif symphonique ; les chanteurs professionnels accueillent alors de jeunes chanteurs en voie de professionnalisation et s’associent avec des chanteurs amateurs – l’interprétation d’œuvres fédératrices créant une dynamique vocale à l’échelle de la région.

Spirito s’attache à la transmission des savoirs à travers le Jeune Chœur symphonique. Lieu d’échanges et d’insertion professionnelle, cette structure forme et accompagne les jeunes musiciens se destinant aux carrières de chanteur et de chef ; elle leur permet de se produire aux côtés des chanteurs professionnels, d’orchestres et de chefs de renom et, pour certains, d’être intégré progressivement au chœur professionnel. Outre son objectif musical, ce programme se veut également une réflexion sur le rôle de la musique, et plus généralement de l’art, dans la société ; familiarisés avec les actions culturelles menées par Spirito, les jeunes musiciens incorporent cette notion à leur projet d’avenir.

Grâce à son ouverture et à la diversité de ses déclinaisons, Spirito peut mener un projet artistique et culturel adapté à la pluralité des publics à travers le nouveau territoire régional, mais aussi en France et à l’étranger. Le chœur prête une attention particulière à l’enfance et à la jeunesse, ainsi qu’aux personnes contraintes par des situations difficiles : projet choral pour les enfants de l’Isère, ateliers de création et pratique artistiques pour les enfants scolarisés en zones prioritaires dans le Grand Lyon Métropole, académie de direction de chœur en Pays de Savoie, académie vocale en Auvergne, concerts-rencontres Ouïe le Jeudi, conférences, master-classes en région, en France et à l’étranger, et interventions en milieu carcéral.

Chefs assistants : Gabriel Bourgoin et Laetitia Toulouse

Ludwig Van Beeothoven
La Neuvième Symphonie en ré mineur, Opus 125, composée par Beethoven de 1822 à 1824, fut dédiée à Friedrich Wilhelm III, roi de Prusse, et interprétée pour la première fois à Vienne le 7 mai 1824. Ignaz Schuppanzigh dirigeait l'orchestre, en présence du compositeur lui-même. Cette symphonie eut d’emblée un très grand succès, et sa première donna lieu à cinq rappels alors que seul l'Empereur pouvait bénéficier de trois rappels.

Beethoven avait construit sa symphonie en ajoutant à la fin du quatrième mouvement une Ode à la Joie. Ajouter un final avec choeur était une idée à laquelle il songeait depuis 1807. Beethoven a manifesté l’intention de composer une œuvre à partir de l’Ode à la Joie de Friedrich von Schiller au moins dès 1792. Dès 1799, Beethoven avait esquissé une mise en musique, sous forme d'un Lied, puis s'était servi de quelques vers dans Leonore-Fidelio, son opéra. D’autres esquisses se trouvent dans ses cahiers de 1814-1815. Enfin, Beethoven adapta le texte pour sa neuvième symphonie. A cette fin, il s'inspira d'une version de 1803 révisée par Schiller lui-même. Le thème musical de l’Ode à la Joie, quant à lui, trouve ses racines notamment dans la Fantaisie pour chœur, piano et orchestre opus 80. Cette Ode à la Joie correspond aux idéaux fraternels de Beethoven, d’où sa volonté incessante de composer une œuvre à la mesure de l’écrit de Schiller : « L'homme est pour tout homme un frère – Que tous les êtres s'enlacent ! - Un baiser au monde entier ! ».
Depuis, la Neuvième symphonie n’a jamais cessé d’être jouée dans le monde, par les plus grands ensembles, et dirigée par les plus grands chefs d’orchestre. Sa durée totale (inouïe pour l’époque) va de 60 à 79 minutes, selon l’interprétation.